La plantation, Notre producteur à kampot

Notre producteur à Kampot

 

Dans cet article, nous vous présentons notre producteur à Kampot, « La plantation ».

Nous sommes très fiers de travailler avec un partenaire qui est aussi exigeant sur la qualité. Il innove et accompagne le terroir cambodgien depuis 8 ans. Ils sont devenus une des institutions incontournables de Kampot. Mais qui est mieux placé qu’un membre de “la plantation” pour parler ?

Thomas EVEN, chargé commercial France, a gentiment répondu à nos questions afin de vous faire comprendre leur démarche. Thomas nous parlera des enjeux de cette entreprise, de sa philosophie et de certains de  produits que l’on considère, chez “les Voies Epicées”, comme les meilleurs de Kampot.

 

 

Portrait de “LA PLANTATION”

 

Qui sont les fondateurs ?

-Thomas : “La Plantation est née en 2013 à l’initiative d’un couple d’entrepreneurs franco-belges. Lors d’un voyage en Asie, ils sont tombés sous le charme de la région de Kampot dans le sud du Cambodge et ont décidé de s’y installer pour se lancer dans un projet fou : la culture du fameux poivre de Kampot. “

Qui sont les personnes qui ont contribué à la création de la plantation?

-Thomas : ” Guy et Nathalie sont à l’origine du projet, ils se sont principalement appuyés sur le savoir-faire de notre chef fermier, 5eme génération de planteurs de poivre. Aujourd’hui chacun de nos collaborateurs participe à son échelle au rayonnement du poivre de Kampot à l’international et au développement du projet. “

 

 

 

Qu’est-ce qui caractérise la plantation ? Quelle est votre philosophie ?

-Thomas : “Notre démarche est simple, produire et sourcer les meilleures épices du terroir cambodgien.

Membre du réseau World Fair-Trades Organization depuis 2020, La Plantation est une entreprise cambodgienne qui s’engage à faire passer les personnes et la planète avant le profit. Toutes les épices proviennent aujourd’hui de notre exploitation ou d’un réseau de fermes partenaires dans le pays. “

Pouvez-vous décrire le planning annuel des productions?

-Thomas : ” L’entretien des plants de poivrier est un travail à l’année, très méticuleux, car tout est fait à la main. La récolte s’étale de janvier à avril, voire un peu plus tard en fonction de la pluviométrie au moment de la période de floraison.

Nous produisons une large sélection d’épices avec des périodes de récoltes tout au long de l’année.

Sur les innovations techniques

-Thomas : “Nos installations de transformation sur site nous permettent de sécher nos épices le jour même de la récolte, pour en préserver tous leurs aromes. Nous distribuons uniquement des épices fraichement récoltées pour offrir une expérience de dégustation unique.

Nous produisons une large sélection d’épices avec des périodes de récoltes tout au long de l’année. “

Quels sont les principaux défis de la plantation?

         sélection des meilleurs grains de poivre

-Thomas : ” Notre objectif premier est de produire et de sourcer les meilleures épices et plantes du Cambodge, et d’en faire profiter le plus de monde possible, dans la limite des stocks disponibles bien sûr !

A terme nous souhaitons accompagner de plus en plus de fermes cambodgiennes vers l’export afin de dynamiser la région et de favoriser sa croissance.

Tout le projet est en fait basé sur les principes fondamentaux du commerce équitable, c’est la ligne directrice de notre démarche.

Personnellement, mon défi est de révolutionner le sourcing d’épices, rendre le pouvoir aux producteurs, qui sont les vrais acteurs essentiels et non les grossistes. “

Les meilleures épices de “LA PLANTATION”

Dans cette partie, Thomas nous présente quelques épices qui font la fierté de la plantation.

Nous lui avons demandé de parler du poivre au sel, du curcuma et de la cannelle.

À travers ces trois exemples, vous pourrez vous rendre compte du combat et des objectifs de “LA PLANTATION“.

La fleur de curcuma

Pourquoi est-elle aussi bonne ?

-Thomas : “Notre Fleur de curcuma en poudre, est un produit que je trouve tout à fait exceptionnel au-delà de la qualité intrinsèque du curcuma produit à Kampot , c’est surtout nos méthodes de travail qui font la différence.

Tout est fait à la main, l’entretien des plantes, l’arrosage, la récolte, le tri, la sélection des meilleurs rhizomes

Puis vient un séchage en serre solaire, doux, lent, à l’abri des UV, qui favorise la préservation du taux de curcumine, entre autres. Nous produisons aujourd’hui un curcuma affichant un taux de curcumine de 14,6%, un record mondial, me semble-t-il, et une vraie fierté. “

Un plat à conseiller ?

-Thomas : ” Mon plat préféré, c’est les gambas ! Snackés avec quelques légumes croquants, un peu de curcuma, et le tour est joué. “

Poivre vert au sel

D’où l’idée vous est-elle venue ?

-Thomas : ” Au Cambodge, toutes les épices et plantes aromatiques se consomment fraîches.

La recette emblématique de la région de Kep/Kampot est le crabe de Kep au poivre vert frais. On retrouve dans les assiettes des grappes entières de poivre. C’est un régal, le poivre, d’une fraicheur incomparable, se consomme tel quel, comme un condiment !

Nous voulions proposer une expérience de dégustation unique, en proposant un grain frais, se rapprochant le plus possible de la texture retrouvée dans les assiettes des restaurants de bords de mer, pas loin de la ferme. “

Comment l’avez-vous développé ?

-Thomas : ” Il s’agit d’une technique de stabilisation dans le sel. Le grain va en quelque sorte confire sous l’effet de la conservation dans le sel, tout en préservant ses arômes, sa fraicheur et surtout sa texture à la fois fondante et croquante. “

Un plat à conseiller ?

-Thomas : ” Bien sûr. Faisons simple. Quelques grains sur une burrata en été, un filet d’huile d’olive , quelques cœurs d’artichauts confits ou des tomates. Et c’est tout

Sinon, quelques grains sublimeront une mousse au chocolat ou une sauce au poivre

Ces grains frais au sel s’utilisent à l’assiette, tel un condiment, en fin de cuisson. “

La poudre de cannelle

-Thomas : ” La cannelle est sourcée auprès d’un de nos partenaires de confiance que nous accompagnons dans le cadre de notre programme de commerce équitable

L’idée d’inclure ce produit à la gamme est venue suite à la découverte de son exploitation, tout simplement : ce producteur nous a réconcilié avec la cannelle ! “

Ton plat préféré avec la cannelle ?

-Thomas : ” Les carottes rôties au four : des petites carottes, du sel, du poivre noir de Kampot, de l’huile d’olive, un verre de jus d’orange, de la cannelle : le tout au four à 180° jusqu’à ce que les carottes soient cuites ! “

On peut parler de la maison Khmers qui est au milieu de la plantation ?

-Thomas : ” Les propriétaires, passionnés par la culture locale et l’architecture ont lancé un plan de sauvegarde dans la région du patrimoine architectural Khmer.

Nous retrouvons donc plusieurs maisons traditionnelles Khmers sur l’exploitation

Dont la sala chan (un ancien réfectoire de moines) qui était vouée à l’abandon et à la destruction qu’ils ont rachetée et rebâtie à l’identique (après quelques rénovations) sur place à la ferme.

Ce grand bâtiment sert aujourd’hui à l’accueil de nos visiteurs, nous y retrouvons un espace dédié à la dégustation, une boutique et un café d’où vous pourrez admirer un magnifique couché de soleil dès la réouverture des frontières ! “

la sala chan



“Les écoles de la plantation”

 

L’engagement de la plantation continu au-delà des épices !

Depuis quelques années, «LA PLANTATION», contribue aussi à l’accompagnement scolaire des écoles de la province à travers l’association « Les écoles de la plantation ».

Elle a pour but d’aider les écoliers de Kampot de bénéficier d’une éducation convenable. Elle finance en partie le salaire des professeurs, les frais de scolarité et le transport des élèves.

Nathalie et Guy, fondateurs de la plantation, permettent par le biais de cette structure de donner une chance d’accès aux études à ces enfants.

Le Cambodge est un pays qui souffre encore des crimes des Khmers rouges. Ils ont en quelques années détruit la culture cambodgienne. « Les écoles de la plantation » est une initiative qui contribue à la reconstruction. L’association a pour mission de donner l’accès aux enfants à l’École primaire Tropang Kok Knong, à l’École secondaire Vattanac Vichea. Pour certains elle permet même de pourvoir accéder à l’université.

 

Concrètement, L’association a trois axes d’action précise :

  • Hygiène et santé
  • Scolarisation et éducation
  •  Formation à un métier et aide à la recherche d’un emploi

J’espère que vous avez bien aimé cet article. N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux.